À l’automne, difficile d’échapper aux pumpkin patches en Alberta et, cette fois, direction la Calgary Farmyard, à la sortie de la ville. Les pumpkin patches, ce sont ces champs de citrouilles où l’on peut aller récolter soi-même ou acheter sa citrouille en automne. Sur le papier, l’idée était assez simple : quelques citrouilles, une balade et retour à la maison. Et là l’idée nous vient d’aller à la Farmyard de Calgary, après avoir vu quelques publications furtives en ligne. En réalité, Calgary Farmyard est beaucoup plus grand que ce que son nom pourrait laisser penser, car ce n’est pas une petite ferme.

Ferme pédagogique ? Parc de loisirs ? Pumpkin patch ? Un peu tout cela à la fois, mon général. C’est un joyeux mélange où les chèvres côtoient les toboggans, les enfants passent le sable au tamis avec de leau comme des chercheurs de pierres précieuses, en mode chasse à l’or, puis vont nourrir un alpaga et un petit train transporte ses passagers derrière… un tracteur, évidemment.
Bienvenue en Alberta.
Une ferme transformée en terrain de jeux

La Calgary Farmyard est installé juste à la sortie de Calgary. L’espace est vaste et le décor plutôt simple mais charmant : du bois, de la terre, des granges rouges typiques du coin, des barrières, des tracteurs et les champs autour. Rien de sophistiqué et, finalement, c’est aussi ce qui fait l’attrait de l’endroit.

Il y a des toboggans installés dans de gros tubes, des parcours, des jeux en bois, une montagne constituée de gigantesques pneus de tracteur, une zone de lancer franc avec des balles de basket, des descentes sur des bouées, des structures gonflables, un stand de tir au paintball ou encore un espace consacré aux bulles de savon, le Bubble Barn.

Chèvres, alpagas et compagnie

Parce que malgré toutes ces attractions, on est quand même à la ferme. On peut donc naturellement voir des chèvres, des lamas, des alpagas, des lapins, des ânes, des poneys ou encore des poules. Les animaux peuvent être approchés, caressés, brossés et nourris, ce qui fait évidemment partie des activités qui plaisent beaucoup aux enfants. Petit conseil de terrain: lorsqu’on nourrit une chèvre, un poney, un âne ou un lama/alpaga, mieux vaut garder un œil sur ses doigts. On le fait la paume grande ouverte et non du bout des doigts! L’enthousiasme alimentaire de certaines pensionnaires peut dépasser légèrement leur sens de la délicatesse. Le résultat reste très bon enfant.

L’automne lui va particulièrement bien
Nous sommes allés à Farmayard pendant un très bel après midi d’automne et, à cette période de l’année cela influe sur l’apparence des lieux. Les citrouilles sont partout. Certaines sont empilées sur de grandes structures en bois, d’autres disposées autour de bottes de paille, de tonneaux ou de vieux véhicules agricoles.

Un ancien camion chargé de fleurs et de décorations automnales devient ainsi un décor photo très instagramable. Ailleurs, des barrières en bois, des panneaux façon western ou quelques mises en scène champêtres offrent encore d’autres possibilités. Ce n’est jamais trop sophistiqué, mais c’est joli et bucolique. Farmyard est un lieu saisonnier et ferme à la fin du mois d’octobre cette année, le 25. Cela paraît assez logique : une grande partie du site est extérieure, les animaux aussi, et plusieurs activités sont difficilement compatibles avec l’hiver albertain.
Un labyrinthe dans un champ de maïs
Autre classique nord-américain des attractions champêtres : le corn maze. Calgary Farmyard possède un labyrinthe aménagé dans un champ de maïs. C’est d’ailleurs probablement ce qui résume le mieux l’endroit : rien ne semble avoir été conçu pour impressionner à tout prix. Ce sont essentiellement des choses du monde agricole, qui se prêtent bien au jeu.
Le mode Mowgli

J’appelle ça le mode Vendredi ou la vie sauvage, un peu genre Mowgli. Les enfants sont dehors, courent partout, se salissent, grimpent, sautent, touchent les animaux et trouvent généralement très bien eux-mêmes de quoi s’occuper. Pas besoin d’une activité particulièrement élaborée, ou d’un écran. De l’espace et la possibilité de bouger. Et ça marche. L’ambiance était d’ailleurs extrêmement familiale lors de notre visite. Beaucoup de monde dès l’entrée, des familles de tous horizons car à Farmyard on vient volontiers passer quelques heures lorsque la météo est belle.

À l’automne, le rituel de la citrouille ajoute encore quelque chose à l’atmosphère : on joue, on prend quelques photos et, avant de repartir, chacun choisit sa citrouille.
Quelques conseils pratiques
On trouve sur place un gift shop, il est possible d’acheter à manger sur place (frites, hot dog, burger, donuts et autres barbe à papa) ainsi que des espaces où s’installer pour manger. Il y a notamment des tables de pique-nique, ce qui permet aussi de venir avec son propre repas.
Quelques conseils pratiques en mode pas de langue de bois:
- N’y allez pas habillés comme pour bruncher au centre-ville! Le sol est essentiellement en terre et lorsqu’il fait sec, la poussière fait partie de l’expérience. Les chaussures immaculées et le pantalon blanc peuvent donc rester à la maison.

- Une bouteille d’eau est également une bonne idée. Même en automne, le soleil de l’Alberta peut taper sérieusement en pleine journée. Car Blue Sky City ce n’est pas juste un slogan!
- Casquette, chapeau ou bob ne sont donc pas complètement superflus.
A la bonne franquette et c’est très bien comme ça
Je crois que c’est finalement ce que j’ai préféré. Calgary Farmyard ne cherche pas particulièrement à être autre chose que ce qu’il est. Tout est bien entretenu, fonctionnel, aménagé, mais en toute simplicité. C’est rural. C’est poussiéreux. Il y a des tracteurs, des animaux, des pneus énormes, des granges rouges et des enfants tâchés et/ou mouillés qui courent dans tous les sens. On était venus chercher notre citrouille. On a finalement trouvé une assez bonne définition de la sortie familiale nature version Alberta. Et moi je me suis retrouvée à en faire un article!
