Après les glaciers, les lacs et les cascades de Jasper, notre road trip vers l’ouest continue. Cette fois, nous quittons l’Alberta pour entrer en Colombie-Britannique, destination Kamloops.

Sur le papier, cette deuxième étape est plus une journée de transition. Elle concentre moins de sites touristiques célèbres que Jasper, et Kamloops est davantage une ville-étape qu’une destination touristique en soi.
En revanche la route menant à Kamloops mérite qu’on la regarde. Parce qu’elle donne un premier aperçu assez parlant de l’immensité et de la diversité des paysages de la Colombie-Britannique.
Quelques kilomètres et nous voilà déjà en Colombie-Britannique (BC)
Depuis Jasper, il ne faut finalement pas rouler très longtemps avant de quitter l’Alberta.
Bienvenue en Colombie-Britannique ! Et premier petit avantage de ce passage vers l’ouest : nous changeons de fuseau horaire et gagnons une heure. Une heure de plus dans une journée de road trip, on ne va certainement pas la refuser.

Mais pour comprendre ce qui nous attend, il faut peut-être commencer par un chiffre : la Colombie-Britannique s’étend sur près de 945 000 km². Pour donner un ordre de grandeur: c’est environ 1,7 fois la superficie de la France métropolitaine. Donc, dire « nous partons en Colombie-Britannique » ne signifie pas grand-chose quant aux paysages que l’on va rencontrer. Et nous allons en avoir une belle démonstration.
Le mont Robson ouvre les portes de la BC !

Peu après avoir franchi la frontière provinciale, impossible de manquer l’une des attractions majeures du secteur : le mont Robson. Culminant à 3 954 mètres, c’est le plus haut sommet des Rocheuses canadiennes.
Et pour une entrée en Colombie-Britannique, le décor est plutôt réussi.
Montagnes, sommets perdues dans les nuages, forêts, végétation dense : tout est vert et semble immense. À partir de là, si vous aimez les arbres, rassurez-vous : vous allez en voir. Beaucoup. 😅
La route se poursuit au milieu de paysages boisés qui semblent parfois ne jamais devoir finir. Quelques localités apparaissent de temps en temps, mais elles sont tellement petites qu’elles ressemblent davantage à des lieux-dits. C’est beau. Et c’est très, très peu peuplé.
Avola : déjeuner au milieu de nulle part
Et puis il faut bien manger. Nous nous sommes arrêtés à Avola, dans une station-service au bord de la route.
Avola, comment vous dire ? Ce n’est pas exactement l’endroit où vous allez hésiter entre douze restaurants recommandés par le Michelin. 😅 Quelques bâtiments, une station-service, la route, la forêt autour de nous… et voilà. C’est avant tout un lieu de passage pour les routiers. Nous avons mangé là. A l’arrière du Truck, et encore une fois merci la glacière!
🧊 ASTUCE ROAD TRIP — LA GLACIÈRE
Achetez 2 ou 3 sacs de glaçons ou de crushed ice au supermarché et placez-les tels quels, sans les percer, dans votre glacière avec boissons, sandwichs, salades et fruits frais. Quand la glace fond, videz l’eau et rechargez au prochain grocery store. Simple, économique et très pratique !
Et quelque part, c’est aussi ça, le road trip. Cela participe aussi aux souvenirs et aux anecdotes.
Comme pour notre première étape, mieux vaut donc anticiper : carburant, eau, nourriture, téléphone chargé et cartes disponibles hors connexion. Les services sont espacés et la couverture mobile n’est pas garantie.

Des forêts magnifiques… et la réalité des incendies
Cette traversée nous confronte également à une autre réalité de l’Ouest canadien : les feux de forêt. Nous venons de quitter Jasper, où les stigmates de l’incendie de 2024 sont encore visibles. En Colombie-Britannique, la question est d’actualité. Sur certaines portions, la fumée commence à affecter la visibilité du paysage lui-même.
Lorsque l’on vit dans l’Ouest canadien, on entend régulièrement parler de wildfires, de qualité de l’air et de fumées pouvant voyager sur de très grandes distances. Sur la route cette « information » devient beaucoup plus concrète.
Ces paysages sont magnifiques, mais ils sont aussi vulnérables. Et les conditions peuvent évoluer : en période de feux, vérifier la situation avant de prendre la route fait partie des précautions élémentaires.

Et soudain… Kamloops
Pendant une bonne partie du trajet, notre vision de la Colombie-Britannique est donc faite de montagnes et de forêts à perte de vue. Conforme à l’idée que nous en avions gardé, après notre premier voyage il y a des années. Et puis nous approchons de Kamloops.
Et là… Mais où sont passés les arbres ? Le changement est assez drastique. Les paysages verdoyants traversés pendant des heures laissent place à un environnement beaucoup plus sec. Les collines prennent des teintes jaunes et brunes, la végétation devient plus basse et clairsemée.
Ca aussi c’est la Colombie-Britannique. C’est ce contraste qui nous a frappés : en quelques heures de route, sans changer de province, nous avons l’impression d’être arrivés dans une région complètement différente. Et on comprend un peu mieux ce que représentent ces fameux 945 000 km².
Kamloops : une très bonne étape
Après les longues portions isolées de la journée, Kamloops c’est la ville. On y retrouve hôtels, restaurants, commerces, stations-service et tout ce qui permet de souffler — et surtout de se poser avant de repartir.
Kamloops possède évidemment ses propres activités — et même un aéroport, donc rendons à Kamloops ce qui appartient à Kamloops 😅 — mais nous n’en ferions pas une destination de plusieurs jours dans le cadre de ce road trip. Nous avons néanmoins beaucoup apprécié le secteur aménagé au bord de la rivière.
Le parc longeant l’eau est agréable et bien entretenu, avec des espaces permettant de se promener et de profiter des berges. Une zone de baignade permet même de se mettre à l’eau. Pendant l’été, le secteur s’anime également avec des activités et événements en soirée.
Après plusieurs heures de voiture, c’est exactement le genre d’endroit où l’on apprécie de pouvoir marcher un peu et retrouver de l’animation.
Et surtout : profitez de Kamloops pour tout ce qui est Carburant, boissons, nourriture, éventuellement quelques médicaments ou produits oubliés…
Pour la suite de notre trajet, nous allons être très contents de l’avoir fait.
Une étape qui donne l’échelle du pays

L’intérêt de cette étape est la suivante: elle donne une idée assez vertigineuse de l’échelle et de la diversité de l’Ouest canadien.
En quelques heures, les contraste est réel. Et pourtant, nous n’avons parcouru qu’une petite partie de cette immense province.
Pour l’étape suivante, direction Lillooet puis Whistler. Google nous annonce environ quatre heures de route. Quatre heures.
Nous en reparlerons. 😅

































































































