🌨️ L’hiver en Alberta — Comment s’équiper, s’adapter et éviter les erreurs classiques

Comment s’équiper pour l’hiver albertain ? Quels vêtements choisir, quelles erreurs éviter, comment protéger sa peau et gérer sa voiture par -20°C ? Voici tous mes conseils pratiques pour affronter la saison en toute sérénité.

Après avoir découvert les réalités, les étonnements et les scènes de vie de l’hiver albertain dans la Partie 1, voici le volet le plus concret : tout ce que j’ai appris ici pour rendre cette saison plus confortable, plus douce et plus simple à vivre.


1. Les erreurs que j’ai faites au début (et comment les éviter)

Erreur n°1 : porter des chaussettes trop épaisses

Je pensais que “plus c’est épais, plus c’est chaud”. Faux. Ce n’est pas automatique. Il faut les bonnes matières et les bonnes chaussures.

Si le pied est comprimé, le scénario est le suivant:la circulation se fait mal, le froid s’infiltre, et la douleur arrive vite, surtout à -20°C.

👉 Solution : chaussettes en laine majoritaire, techniques, respirantes.


Erreur n°2 : empiler trop de couches

Le réflexe européen , tu le connais: quatre pulls l’un sur l’autre.

En Alberta, ce n’est surtout pas ça, oublies ce type d’empilement.

👉 A la place, la logique est celle ci; on démarre avec un bon base layer donc un vêtement technique prévu pour le froid, qui tient chaud et garde au sec. Ensuite on met une couche intermédiaire, pull ou polaire, tu as le choix. Enfin pour sortir on enfile évidemment un manteau adapté.

A retenir: Qualité > quantité. Les sous vêtements pour le ski proposés par Decathlon peuvent être une bonne première option ou même certains articles de chez Uniqlo (heattech).


Erreur n°3 : sous-estimer le rôle du manteau

Ici, les manteaux ont des plages de température , pouvant aller jusqu’à -25/-30. Un manteau trop léger → Tu souffres.Un manteau trop lourd → Tu transpires (et donc ….tu as froid!!). C’est une de pièces où il ne faut pas hésiter à investir un peu. Comme un bon manteau est une nécessité, il y a pas mal d’options et de gammes de prix. Pour le froid on privilégie aussi des manteaux couvrants/longs, donc pas juste des vestes. Je recommande en termes de longueur de viser a minima mi cuisses.


Erreur n°4 : compter sur le coton

Le coton garde l’humidité, refroidit, et devient très inconfortable. En hiver, il vaut mieux l’éviter. Je suis une adepte du coton pour sa douceur sur la peau, mais en hiver ce n’est pas ton meilleur ami…


🩶 2. Les vêtements qui changent tout

✔️ La polaire

Base layer, col roulé, veste, elle se décline en toutes sortes d’articles… c’est un essentiel absolu. Je suis une inconditionnelle.

✔️ Les bottes

Il y a des règles pour bien les choisir : il faut une semelle crantée, ou adaptée. Donc exit les semelles lisses, sans reliefs. Tes bottes doivent avoir assez d’espace pour les orteils, on prend légèrement plus grand pour éviter de comprimer le pied, surtout si on choisit des bottes fourrées. J’ai des bottes fourrées taille 40, alors que je chausse du 37 et demi…La fourrure fait perdre de l’espace dans la chaussure. Cela va sans dire, mais il faut absolument que ta paire de bottes soit imperméable (waterproof). Et enfin ta paire doit aussi te procurer de la chaleur!

✔️ Les crampons amovibles

À emporter en cas de verglas sévère : ils font une vraie différence. Certains modèle de chaussures ont même un système de crampons intégrés escamotables.

✔️ Les chaufferettes mains & pieds

Les chaufferettes sont un petit plus bien utile — surtout si vous êtes frileux.
Elles existent pour les mains, les pieds et les poches. Très faciles à trouver en ligne ou dans les magasins de sport. Elles dégagent une chaleur douce pendant plusieurs heures et rendent la vie beaucoup plus agréable lors des sorties prolongées.


💧 3. Peau, lèvres, mains : comment survivre à l’air sec

Le froid sec extérieur + chauffage intérieur = Un combo rude. Tu pourrais donc constater que tu as la peau qui tire, tes lèvres craquent, tes muqueuses sont sèches, et tes yeux sont irrités. Il y a des solutions diverses. Je partage ci dessous celles qui marchent pour moi.

✔️ Lip oils

Plus efficaces que les baumes , selon mon expérience personnelle: ils restent en place. Il en existe des teintés, qui se doublent donc en accessoire mode, ou donnent un effet gloss ou rouge à lèvres. Donc on joint l’utile à l’agréable. Les gammes de prix sont très variables depuis les produit comme Burt’s bees, Sephora, en passant par Elf ou encore Fenty beauty, il y en a pour tous les gouts et toutes les bourses. Sinon pour les hommes, il est possible d’appliquer du baume barrière réparateur Cicaplast, ou encore le cold cream de Mustela en stick. Ca marche pour la bouche, la peau du visage.

✔️ Beurres corporels en stick

Pour ma part je l’applique par-dessus la crème hydratante, pour créer une barrière protectrice, et retenir l’hydratation. Il en existe chez pas mal de marques , des versions sans parfum aussi ,donc adaptées pour les peaux sensibles. A tester ceux de chez Rocky Mountain Soap company (vanilla coconut est mon favori).

✔️ Crème + huile liquide

Quand au programme il y a du froid très sec doublé de vent, j’opte pour quelques gouttes d’huile mélangées à la crème hydratante de visage : tenue et confort assurés. Il faut avoir la main légère en revanche.

✔️ Gouttes pour les yeux

Je ne saurais assez dire à quel point ces gouttes m’ont apportées du soulagement. Indispensables par grand froid. Car le froid accentue la déshydratation. Si tu veux éviter la sensation grains de sable dans les yeux, tu as cette option.

✔️ Humidificateur

Idéal pour garder un air respirable dans la maison.

✔️ Et surtout… boire suffisamment

On oublie souvent ce point : L’hiver déshydrate énormément. On ne ressent pas autant la sensation de soif que durant l’été, mais il reste impératif de boire pour limiter les désagréments liés au froid sec de l’Alberta. La bonne option est de faire comme en Amérique du Nord, on se balade avec son mug isotherme ou sa gourde.
Boire régulièrement aide la peau, les lèvres, les yeux — tout.


🚗 4. La voiture en hiver : mode d’emploi canadien

✔️ Démarrage à distance

Chauffer la voiture avant d’y entrer : un bonheur absolu. En général ce sont des sessions de 10/15 minutes. On le fait une fois avant de monter dans le véhicule, et ça change la vie, quand la voiture est restée dehors par -20.

✔️ Block heater

Tu verras parfois un câble qui dépasse du capot , ici c’est courant. Il sert à empêcher le moteur de geler. C’est une informations que les vendeurs de voiture vont préciser lors de l’acquisition d’un véhicule.

✔️ Volant chauffant

Une bénédiction à -20/ -30°C. Malheureusement tous les modèles de véhicules n’en sont pas équipés. Mais les plus récents globalement l’ont.

✔️ Gravillons

Il est recommandé de faire la paix avec le fait qu’un impact de pare-brise arrivera un jour ou l’autre. Car en Alberta, on met des gravillons sur la route pour déneiger.

✔️ Grattage & déneigement

Chaque matin, quand il y a eu du gel la nuit ou de la neige. On procède au grattage de son pare brise, c’est un rituel incontournable. Petit conseil on s’équipe quand même pour ça (gants, manteau, bonnet).


🧣 5. Sécurité hivernale : les règles simples

Quelques suggestions que je peux faire, et qui sont issues de la pratique et des conseils que j’ai moi même reçus de la part des personnes habituées à vivre ici. Toujours garder un manteau, avec capuche ou un bonnet, et des gants dans la voiture. Même si tu ne les portes pas, en cas de panne tu ne sais pas combien de temps tu pourrais attendre la dépanneuse. Donc prudence.

On rajoute aussi à cette liste d’effets nécessaires, une couverture en cas de panne. Conserver aussi de quoi boire de préférence dans un contenant isotherme, et de quoi manger (style barres de céréales).

Même s’il est possible de chauffer son véhicule à distance, on ne fait jamais chauffer la voiture dans un garage, ou un espace clos.

Les pneus d’hiver (fortement recommandés en Alberta),à partir d’octobre, ça change la vie sur la route et quand la chaussée est une vraie patinoire( neige fondue, tassée, solidifiée depuis des semaines), il n’y a que ça pour continuer à circuler sans finir dans le fossé.

Avant de sortir et pour s’habiller de manière cohérente, on consulte certes les températures, mais encore plus le fameux “ressenti” (windchill). En hiver nous avons déjà vu du -6 ressenti -20 à cause d’une tempête de neige. Cela dit l’écart qu’il peut y avoir entre ces deux données et à quoi s’attendre une fois dehors.


❄️ 6. Déneigement : ce que tout résident doit savoir

✔️ Obligation municipale

Chaque résident doit déneiger le trottoir devant sa maison. Ne pas le faire peut entraîner une amende. Car cela peut créer des problèmes de sécurité (risque de chutes).

✔️ Services privés

Beaucoup de foyers optent pour des forfaits de déneigement :
dès qu’il neige, une équipe vient automatiquement dégager l’allée. Ce sont des professionnels équipés de pelles, et de souffleuses à neige. Ils font souvent l’allée de la maison; le trottoir et l’arrière si il y a une cour/un jardin auquel ils peuvent accéder.


📝 7. La checklist “nouveaux arrivants”

En somme, tu peux te référer à la liste ci dessous pour les essentiels face au froid albertain.

  • sous vêtements/base layers techniques
  • polaires
  • bottes isolées, crantées, fourrées
  • crampons amovibles
  • manteau (x) adapté(s)
  • lip oils>baumes
  • beurre corporel
  • huile + crème
  • gouttes pour les yeux
  • humidificateur
  • chaufferettes
  • grattoir voiture
  • couverture + gants
  • pneus d’hiver
  • application météo locale

❤️ Conclusion : l’hiver s’apprend, et on finit même par l’aimer

L’hiver en Alberta c’est une adaptation, une aventure.
Un ensemble d’astuces, de petites victoires, de routines à découvrir.
Et lorsqu’on est bien équipé, qu’on comprend le climat, qu’on apprend à en rire et à s’y préparer, alors l’hiver devient…
👉 beau.
👉 vivable.
👉 lumineux.
👉 et même agréable.


🌨️ L’hiver en Alberta — Ce que vous ne savez pas avant d’y vivre

L’hiver albertain surprend par sa lumière, son froid sec, ses trottoirs verglacés et sa vie qui continue malgré -20°C. Voici tout ce qu’on ne vous dit pas avant d’y vivre.

L’hiver en Alberta n’est pas seulement une saison : c’est un univers.
Un mélange de lumière froide, de neige craquante, de cafés brûlants, de chantiers actifs même à -25°C, et d’une façon particulière d’habiter le climat — avec humour, adaptation et résilience.

Que l’on arrive de France, d’Europe ou d’ailleurs, rien ne prépare vraiment à cet hiver-là.
Voici tout ce que j’aurais aimé savoir avant de vivre mon premier hiver albertain.


🧊 1. Un hiver lumineux, sec… et étonnamment vivable

L’un des premiers chocs en Alberta, ce n’est pas la neige.
C’est la lumière.

Même en plein mois de janvier, même par -20°C, le ciel reste d’un bleu éclatant. Et cette lumière, froide mais nette, fait toute la différence. L’hiver est intense, mais jamais oppressant.

Le froid, lui, est sec, ce qui crée des sensations très particulières :

  • les poils de nez qui gèlent en quelques secondes,
  • la respiration qui devient presque cristalline,
  • la neige qui crisse sous les pas,
  • et cette expérience incroyable : à -27°C, de l’eau bouillante jetée en l’air gèle avant de toucher le sol (oui je n’ai pas pu m’empêcher de faire le test, et j’ai la vidéo) .

C’est un hiver extrême, oui, mais d’une beauté inattendue.


🧥 2. Comment les Albertains s’habillent (et pourquoi ils ne sont pas forcément des exemples fiables)

Ne vous laissez pas piéger par les locaux.
Ici, il n’est pas rare de voir des adultes ou des étudiants sortir en shorts et t-shirt à -5 ou -10°C. Culture locale. Il y a une forme de fierté à ne pas manifester son trouble face au froid mordant. On est des vrais on est des durs et on gère…Je ne suis pas faite de ce bois-là, je plaide coupable.

Ils sortent d’une voiture chauffée pour entrer dans un bâtiment chauffé.
Ils ne marchent pas 20 minutes dehors comme en Europe. Il n’est donc pas rare de ne pas les voir très habillés. A leur décharge quand on va à l’intérieur, on finit par être gênés par des vêtements trop chauds, trop épais et encombrants.

Mais au-delà de ce parti pris, les Albertains savent s’équiper :

  • sous-couches techniques,
  • couches intermédiaires efficaces,
  • manteaux adaptés aux températures,
  • bottes imperméables,
  • gants, bonnets, écharpes,
  • crampons amovibles pour les jours de verglas.

Et il circule ici une règle amusante :

“Stylé en hiver = tu vas avoir froid.”

Le confort et la chaleur avant le look. Toujours.


🩶 3. La polaire : la meilleure amie de l’hiver canadien

Si une matière mérite une médaille en Alberta, c’est la polaire (ex aequo avec la laine).
En base layer, en col roulé, en veste, en couche intermédiaire… elle est partout.

Pourquoi ?
Parce qu’elle est :

  • légère,
  • chaude,
  • respirante,
  • et vraiment efficace contre le froid sec.

Columbia, North Face, Decathlon, Amazon Basics… tout le monde en vend.
Et honnêtement : la polaire m’a sauvée plus d’une fois.


❄️👣 4. Les trottoirs : patinoires naturelles et astuces de survie

Les trottoirs albertains méritent un avertissement officiel.

Quand la neige tombe, se tasse et que la température chute et gèle ces monticules de neige, les trottoirs deviennent des patinoires naturelles par endroits. Et le risque de chute est réel.

Les marques de chaussures comme Sorel, Kamik, ou Columbia, avec leurs semelles crantées, sont ici essentielles. Et les crampons amovibles deviennent vos meilleurs alliés les jours de verglas.

Dans le centre-ville, un détail très albertain attire l’œil :
des grilles métalliques avec des empreintes de pas en relief.

Elles sont là pour une raison simple :

si vous marchez dessus, vous glisserez moins.
Si vous marchez à côté, vous pouvez vous retrouver par terre.

Ces grilles sont un vrai secours en hiver, ne les snobbez pas!


🧱 5. La ville qui continue de construire, même à ressenti-30°C

Calgary est une ville en pleine croissance.
Partout, on voit des maisons, des immeubles, des extensions sortir de terre.

Et, chose impressionnante, les chantiers ne s’arrêtent jamais, même quand il fait très froid.

Les entreprises ont un système très bien rodé, quand cela est possible :

  • en automne / été → avancer sur l’extérieur, creuser la terre quand elle est meuble;
  • en hiver profond → travailler à l’intérieur (plomberie, électricité, escaliers).

Il n’est pas rare de voir des grues en action par -20 ou -25°C.
C’est une scène typiquement albertaine, qui symbolise la résilience locale.


🛣️ 6. Routes, gravillons, carrosseries abîmées : le trio typique albertain

Contrairement à la France, ici, on utilise peu de sel, entre autre pour des raisons d’écologie. On privilégie l’usage… des gravillons en dessous de moins 15.

Résultat :

  • impacts de pare-brise fréquents,
  • carrosseries marquées,
  • projections nombreuses,
  • assurances adaptées à cette réalité, dit simplement, elles ne couvrent plus ce sinistre.

C’est l’un des “chocs culturels” pratiques les plus surprenants.


⛸️ 7. Les plans d’eau qui se transforment en patinoires

En Alberta, l’eau n’est pas seulement celle qui coule des glaciers ou celle des magnifiques lacs.
Elle devient une matière, une surface, un terrain de jeu.

Chaque hiver :

  • En centre ville la zone de Eau Claire/Prince Island se transforme en patinoire extérieure,
  • des sections de la Bow River gèlent,
  • Le réservoir de Glemore se fige et devient une étendue de glace,
  • les lacs deviennent des étendues glacées,
  • les rivières se couvrent de plaques mouvantes,
  • et certains parcs créent des patinoires artificielles en délimitant un espace et en y projetant de l’eau.

Ces scènes hivernales donnent l’impression de vivre dans un décor nordique.


🎭🔥 8. Activités : la vie continue, simplement autrement

L’hiver ne met rien en pause. Il transforme les habitudes, sauf quand il y a des épisodes de blizzards, évidemment là, la prudence prime.

À l’extérieur :

  • patinage,
  • randonnées courtes,
  • balades dans la neige,
  • lumières de Noël,
  • parcs glacés.

À l’intérieur :

  • TELUS Spark,
  • spectacles, comédies musicales, ballets,
  • musées,
  • cafés chaleureux.

La ville reste vivante, animée, dynamique.


☕🍫 9. Café, Double Double, chocolat-menthe & plaisirs de saison

Les Canadiens sont de grands buveurs de café.
Tim Hortons est omniprésent, et son Double Double (double crème, double sucre) est un classique national — certains adorent, certains grimacent.

Et puis, l’hiver marque aussi l’arrivée de mes gourmandises préférées :

  • les Hershey’s Candy Cane,
  • le duo chocolat + menthe partout en magasin,
  • les peppermint hot chocolates,
  • les tablettes parfumées,
  • les glaces à la menthe.

Un bonheur pour les amateurs du genre (comme moi).


❄️➡️ À suivre…

Dans la Partie 2, je vous explique :

  • comment vous équiper,
  • quoi acheter,
  • les erreurs à éviter,
  • comment protéger votre peau,
  • comment gérer votre voiture en hiver,
  • et toutes les petites astuces qui m’ont sauvée.

👉 Rendez-vous dans la suite !

🏔️ L’Alberta : entre nature sauvage et culture western – à la découverte du cœur du Canada

Découvrez l’Alberta 🇨🇦, province aussi vaste que la France, entre Rocheuses majestueuses et culture western. D’Edmonton à Calgary, explorez une terre de liberté, de nature omniprésente et d’esprit pionnier.

Et si on repartait un peu au début? On a traité pas mal de sujets, variés: culture, shopping, sorties, restaurants etc… Mais reprenons par le début, car il n’est jamais trop tard pour faire les présentations en bonne et due forme, n’est ce pas? Alors:Bienvenue en Alberta!! L’une des provinces les moins connues et pourtant une des plus fascinantes du Canada 🇨🇦 — un territoire de contrastes où les Rocheuses côtoient les prairies, où les cowboys croisent les ingénieurs du pétrole, et où la nature reste reine. Située entre la Colombie-Britannique (au bord du Pacifique) à l’ouest et la Saskatchewan à l’est, bordée au sud par le Montana (États-Unis), l’Alberta est à la fois une terre d’histoire, de modernité et de liberté.

🌍 Une province grande comme un pays

Difficile d’imaginer à quel point l’Alberta est vaste, quand on y vit pas, et pourtant c’est une terre plutôt méconnue… Pour donner une idée, la province est à elle seule presque aussi grande que la France 🇫🇷 — soit plus de 660 000 km² ! Et pourtant, sa population ne compte qu’environ 4,6 millions d’habitants. Autrement dit, on y respire. On y vit avec de l’espace, du silence, et des horizons dégagés.

Les deux grandes métropoles, Calgary et Edmonton, regroupent à elles seules la majorité de la population, avec environ 1,4 million d’habitants chacune. Le reste du territoire est composé de petites villes, de villages, de parcs immenses et de terres agricoles à perte de vue.

💬 “Ici, on ne se marche pas dessus : on se laisse de la place — à soi, aux autres, et à la nature.”

Cette sensation d’espace et de liberté, typiquement albertaine, séduit beaucoup les nouveaux arrivants, surtout quand on vient d’Europe où tout est plus petit et plus proche. Tout cet espace renforce cette impression de grandeur, de nature omniprésente et d’un rythme de vie plus posé 🌾🌤️.

🕰️ Un peu d’histoire et l’origine du nom

L’Alberta est devenue officiellement une province du Canada en 1905, en même temps que sa voisine, la Saskatchewan. Elle doit son nom à la princesse Louise Caroline Alberta, quatrième fille de la reine Victoria 👑.

Bien avant cette création, ces terres appartenaient à des peuples autochtones : les Blackfoot, Cree, Dene, Nakota Sioux, Saulteaux et Métis, entre autres. Leur héritage est profondément enraciné dans la culture et les paysages de la province.

Le chemin de fer canadien, construit au XIXᵉ siècle, a joué un rôle crucial dans la colonisation de l’Ouest, tout comme la découverte du pétrole à Leduc en 1947, qui a transformé l’Alberta en moteur énergétique du pays ⚙️💥.

🌆 Deux grandes villes, deux âmes

L’Alberta, c’est aussi l’histoire de deux métropoles très différentes et pourtant complémentaires.

Calgary, au sud, est la plus grande ville. Moderne, dynamique et résolument tournée vers l’avenir, elle incarne l’esprit entrepreneurial et l’énergie de la province. C’est aussi la porte d’entrée des Rocheuses canadiennes et le cœur de la culture western 🤠.

Edmonton, au nord, est la capitale provinciale. Elle séduit par son côté culturel et artistique, avec de nombreux festivals, musées et une scène musicale vibrante. C’est aussi là que se trouve le célèbre West Edmonton Mall, plus grand centre commercial d’Amérique du Nord !

🔥⚔️ La “Battle of Alberta” : une rivalité légendaire

Quand on parle de Calgary et d’Edmonton, difficile d’éviter la rivalité mythique entre leurs équipes de hockey, les Flames et les Oilers 🏒. Née dans les années 1980, cette opposition dépasse le simple sport : elle symbolise deux visions de la province, deux tempéraments, deux fiertés. Chaque rencontre entre les deux équipes est un événement attendu, suivi avec passion dans tout l’Ouest canadien.

Et s’il faut reconnaître une chose, c’est que les Edmonton Oilers ont marqué à jamais l’histoire du hockey mondial. Équipe emblématique des années 1980, portée par des légendes comme Wayne Gretzky, Mark Messier et Jari Kurri, elle a remporté la Coupe Stanley à cinq reprises (1984, 1985, 1987, 1988 et 1990) 🏆. Son maillot, reconnaissable entre mille avec ses couleurs bleues, orange et blanches, reste l’un des plus iconiques de la NHL. Les Calgary Flames, eux, ont décroché la Coupe Stanley en 1989 et demeurent une équipe respectée, au public fidèle et passionné.

💬 La “Battle of Alberta” est bien plus qu’un simple duel sportif : c’est une célébration de l’identité albertaine, entre compétition, loyauté et esprit de communauté.

Et pourtant, quand arrivent les playoffs de la Stanley Cup, cette rivalité s’efface parfois devant la fierté provinciale. Si les Flames sont éliminés tôt dans la compétition et que seuls les Oilers poursuivent l’aventure, de nombreux supporters calgariens se mettent à encourager Edmonton, comme cette année. Les Oilers étaient opposés aux Florida Panthers pour les phases finales de la Stanley Cup, toutes les rivalités sont alors effacées. Parce qu’au fond, les Oilers, c’est aussi l’Alberta. Ce sentiment d’unité dépasse les couleurs et les rivalités locales : ici, quand une équipe albertaine brille sur la scène nationale, c’est toute la province qui vibre 🧡💙.

🎬 L’Alberta, star de cinéma !

Peu le savent, mais l’Alberta n’est pas seulement le décor des cowboys et des montagnes 🏔️ — c’est aussi une véritable star du grand écran ! Ses paysages spectaculaires attirent depuis un moment les grands studios d’Hollywood, séduits par la lumière, la diversité des décors et… les généreux crédits d’impôts 💰.

Des œuvres majeures comme The Revenant (avec Leonardo DiCaprio) ou Interstellar (de Christopher Nolan) ont puisé dans la beauté brute de la province pour donner vie à leurs mondes extrêmes. La vallée de Kananaskis, les plaines de Longview ou encore la région de Canmore se transforment ainsi tour à tour en planète mourante, en Amérique sauvage ou en terre d’aventure.

Et ce n’est pas tout ! Les séries et films récents confirment cette tendance :

  • 🎮 The Last of Us (HBO) a tourné ses scènes post-apocalyptiques à Calgary, Canmore, Fort Macleod et Edmonton ;
  • 🤠 Le Secret de Brokeback Mountain a immortalisé les montagnes de Fortress et Kananaskis ;
  • 💭 Inception a filmé ses séquences enneigées dans les Rocheuses canadiennes, notamment à Fortress Mountain ;
  • 🪶 Prey (2022), la préquelle de Predator, a mis à l’honneur les paysages autour de Calgary et de la nation Stoney Nakoda.

Et bien sûr, impossible de ne pas citer la série canadienne Heartland, tournée en Alberta depuis plus de quinze ans, qui fait voyager les spectateurs au cœur de ses ranchs et plaines dorées 🐎🌾.

🎥 On peut donc le dire, l’Alberta est un plateau à ciel ouvert, alors: “Lumières, camera, action !” 🌄🎬

🤠 La culture western, une fierté albertaine

S’il y a bien une province où l’esprit cowboy vit encore fortement, c’est ici. Chaque été, Calgary se transforme en capitale mondiale du rodéo lors du Calgary Stampede, surnommé “The Greatest Outdoor Show on Earth”. Parades, rodéos, chapeaux Stetson, bottes de cuir et musique country 🎸… la culture western y bat son plein.

Mais ce n’est pas que du folklore : c’est un véritable héritage historique. Les premiers ranchs ont façonné le mode de vie local, et la figure du cowboy symbolise toujours l’indépendance, la ténacité et la fierté de l’Ouest.

🐎 Le saviez-vous ? Le légendaire John Ware, ancien esclave originaire des États-Unis, est devenu l’un des cowboys les plus respectés de l’Ouest canadien. Son histoire fait partie intégrante du patrimoine albertain.

🌄 La nature grandiose de l’Alberta

Pour bien parler de l’Alberta il faut évoquer sa nature spectaculaire 🌲❄️. La province est un condensé de tous les paysages canadiens :

  • Les Rocheuses canadiennes : Banff, Jasper, Lake Louise, Moraine Lake
  • Les Badlands de Drumheller, royaume des fossiles de dinosaures 🦖, des canyon et des cheminées de fées.
  • Les prairies dorées à perte de vue.
  • Les forêts boréales et les rivières glaciaires du nord sauvage.

🌿 Le saviez-vous ? L’Alberta compte plus de 600 lacs et plus de 245 000 km² de forêts — un paradis pour les amoureux de nature , de camping et de randonnée !

🌳 Une nature omniprésente, même en ville

Ce qui surprend souvent les nouveaux arrivants, c’est à quel point la nature reste présente jusque dans les villes. À Calgary comme à Edmonton, il n’est pas rare de voir passer des bulletins de la police ou de Fish & Wildlife signalant la présence d’un ours aperçu non loin d’un quartier résidentiel, ou d’un wapiti s’aventurant près d’un lac. Les écureuils bondissent partout, les pies d’Amérique sillonnent le ciel, les lièvres géants traversent les rues au petit matin, et les oies canadiennes ont littéralement élu domicile dans les parcs urbains, formant de véritables colonies autour des étangs 🦆 (Exemple à Prince Island).

Parfois, des panneaux rappellent même de rester vigilants face aux coyotes, qui se déplacent de nuit dans certains quartiers. Ici, on vit avec la nature, pas seulement à côté d’elle. C’est une cohabitation respectueuse, presque instinctive, qui fait partie du charme et du quotidien des Albertains 🦌🌿.

💬 “En Alberta, même au cœur de la ville, on ne quitte jamais vraiment la nature : elle nous entoure, elle veille, elle respire avec nous.”

⚙️ Une économie entre tradition et innovation

Longtemps dépendante du pétrole et du gaz naturel, l’Alberta a bâti sa prospérité sur ses ressources naturelles. Aujourd’hui, la province mise sur la diversification : énergies renouvelables, technologie, agriculture, tourisme, et même cinéma 🎬 (de nombreuses productions hollywoodiennes sont tournées dans les Rocheuses !).

Cet esprit d’innovation s’accompagne d’une mentalité fièrement indépendante — on parle du “Wild West spirit” : un mélange d’audace, de pragmatisme et de liberté.

🌟 Des personnalités qui ont marqué l’histoire de la province

  • 🏒 Wayne Gretzky, icône mondiale du hockey, qui a joué pendant plusieurs saisons pour les Edmonton Oilers.
  • 🎤 K.D. Lang, chanteuse pop-country engagée.
  • 🧑🏾‍⚖️ Violet King Henry, première avocate noire du Canada.
  • 🤠 Paul Brandt, star de la country canadienne.
  • 🎬 Elisha Cuthbert, actrice de 24 heures chrono.
  • 🎭 Michael J. Fox, acteur originaire d’Edmonton, mondialement connu pour son rôle culte dans Retour vers le futur.
  • 🌿 Evangeline Lilly, actrice de la série Lost et de la trilogie Le Hobbit, née en Alberta.
  • 💪 Bret Hart, légende du catch et membre de la célèbre famille Hart de Calgary.

💫 Une identité unique au Canada

L’Alberta, c’est avant tout un état d’esprit. Ici, les gens sont attachés à leur liberté, à la nature, à leur travail bien fait. La province est parfois perçue comme plus conservatrice que d’autres, mais elle incarne aussi un sens aigu de la communauté, une ouverture et une fierté d’appartenir à un territoire hors du commun.

🏞️ “Vivre en Alberta, c’est apprendre à aimer l’hiver, les couchers de soleil sur les Rocheuses et le bruit du vent dans les plaines.”

❤️ Conclusion : l’Alberta, terre de pionniers

De ses ranchs aux gratte-ciel de Calgary, de ses parcs nationaux à ses villes modernes, l’Alberta est une province de contrastes, d’énergie et de caractère. C’est une terre qui accueille, qui inspire, et qui rappelle à chacun que la nature n’est jamais bien loin 🌤️.

💡 Le saviez-vous ? Le drapeau de l’Alberta représente les montagnes 🏔️, les collines verdoyantes 🌾, les champs de blé 🌻 et la croix rouge de Saint George — un condensé de force, nature et fierté.

Le SAM Centre de Calgary : musée immersif sur le Stampede, les cowboys et les Premières Nations🤠🎥

Découvrez le SAM Centre à Calgary : un musée immersif dédié au Stampede, aux cowboys, aux Premières Nations et à l’histoire de l’Ouest canadien.

🌾 Une immersion humaine et culturelle lors de notre visite

Lors de notre visite au SAM Centre, nous avons eu la chance de faire une rencontre marquante. Sur place, une volontaire issue des Premières Nations a pris le temps d’échanger avec nous. Elle nous a raconté, avec beaucoup de fierté, l’importance des peuples autochtones dans l’histoire du Calgary Stampede depuis ses toutes premières éditions.

Elle nous a expliqué que, chaque année durant le Stampede, un secteur entier est occupé par de véritables tipis, représentant différentes nations autochtones. Ce n’est pas une simple reconstitution folklorique : ce sont de vraies familles qui s’y installent pour toute la durée de l’événement. On y découvre les cultures Blackfoot, Stoney Nakoda et Tsuut’ina, leurs traditions, leurs récits, leur artisanat et leur rapport au cheval, animal central dans leur mode de vie comme dans l’univers du Stampede.

C’est l’un des moments qui nous a le plus marqués dans la visite : sentir que derrière l’image spectaculaire du rodéo, il y a une mémoire vivante, des peuples, une histoire bien plus profonde que le simple divertissement.

Le SAM Centre de Calgary est un musée immersif unique en Alberta, dédié à l’histoire et à l’âme du Calgary Stampede. Situé tout près des terres du célèbre rodéo, il met en lumière les récits des cowboys, des éleveurs, des Premières Nations et des pionniers de l’Ouest canadien. Une plongée culturelle enrichissante, à vivre en famille ou entre passionnés d’histoire et de traditions western.

🎞️ Des visages, des voix et des récits derrière le Stampede

Ici, on ne se contente pas de regarder des objets derrière des vitrines. À travers des films immersifs, le SAM Centre donne la parole à ceux qui font réellement vivre le Stampede :

  • compétiteurs de rodéo
  • éleveurs
  • membres du marching band
  • bénévoles
  • familles autochtones
  • artisans
  • anciens marshals

On découvre les coulisses, les préparatifs, l’effervescence, les émotions, les traditions transmises de génération en génération. On passe de la fébrilité des cavaliers avant l’épreuve à la fierté de défiler dans les parades. C’est vivant, émouvant et très humain.

🐎 Le cheval, star incontournable de l’Ouest
Le SAM Centre met aussi à l’honneur le cheval, pilier des traditions locales et véritable compagnon des ranchers et cowboys d’hier comme d’aujourd’hui.

⛺ Le Camp Elbow River : un hommage vivant aux Premières Nations
Lors du Stampede, le site du SAM Centre accueille un événement unique : le Camp Elbow River, un rassemblement impressionnant d’une vingtaine de tipis appartenant aux nations autochtones locales.

Ce camp a une histoire forte et symbolique. En 1912, lors de la toute première édition du Stampede, les lois canadiennes interdisaient aux peuples autochtones de célébrer leur culture sur leurs propres terres. Un accord spécial entre Guy Weadick, fondateur du Stampede, et le gouvernement a permis aux Premières Nations de participer et de partager leurs traditions en public sur le site du Stampede. Plus d’un siècle plus tard, cette tradition se perpétue et prend vie chaque année au Camp Elbow River.

Ce camp est animé et géré par des bénévoles du comité des événements autochtones du Stampede, ainsi que par les familles qui résident dans ces tipis le temps du festival. Il est ouvert aux visiteurs, permettant une immersion authentique dans les cultures autochtones locales.

🥁 Percussions, bottes, cinéma immersif : une expérience sensorielle

Pendant la visite, nous avons aussi découvert :

  • une zone de percussions à disposition du public
  • un café pour faire une pause
  • une belle collection de cowboy boots exposées
  • un cinéma immersif où l’on découvre les témoignages de participants du Stampede, des Premières Nations aux membres du marching band.

Chaque espace est pensé pour que l’on ne soit pas seulement spectateur, mais acteur de la visite.

🎨 Une visite interactive et familiale
Le SAM Centre a aussi pensé aux plus jeunes ! Parmi les animations proposées, les enfants (et les adultes au fond restés jeunes 😄) peuvent dessiner leur propre personnage et le voir défiler dans une parade virtuelle projetée sur les murs du musée. Une belle façon de se glisser dans l’ambiance festive du Stampede !

🏅 Un clin d’œil aux Jeux olympiques de 1988
Le centre réserve également un espace dédié aux Jeux olympiques d’hiver de 1988, qui ont marqué Calgary. Une belle occasion de revivre un autre grand moment de l’histoire de la ville ! Un article sur le sujet pourrait bien voir le jour, restez à l’écoute!

🤠 La tradition du chapeau blanc
Enfin, ne partez pas sans avoir exploré l’espace consacré aux Parade Marshals, ces personnalités honorées au fil des années. À Calgary, il est de tradition d’offrir aux visiteurs de marque un chapeau de cowboy blanc orné d’un ruban rouge. Saurez-vous repérer celui de Kevin Costner, qui a été Parade Marshal en 2022 ? Un petit jeu de piste qui ravira les fans de l’acteur et de l’univers western !

📍 Infos pratiques
📌 Adresse : 632 13 Avenue SE, Calgary
Temps de visite :Environ 1h30 à 2h
🎟️ Tarifs et horaires :15 dollars/personne. Ouvert du Jeudi au dimanche inclus de 10h à 17h.

Violet King Henry : la première femme noire avocate en Alberta, une pionnière inscrite dans l’histoire ✨⚖️

Violet King Henry (1929-1982) fut la première femme noire avocate en Alberta et au Canada. Son parcours exceptionnel, ses combats contre les discriminations et son héritage sont aujourd’hui célébrés à Calgary, notamment par une fresque du projet BUMP dans le Beltline.

✨ Quand on traverse le quartier de Beltline à Calgary 🏙️, difficile de manquer son sourire franc et inspirant, peint sur un mur 🎨 par le collectif BUMP. Ce portrait monumental rend hommage à Violet King Henry, figure trop longtemps méconnue, qui a brisé des barrières et ouvert la voie 🚪✊ pour s’imposer dans un domaine où tout semblait lui être fermé : le droit.


Une enfance calgarienne 👧🏾📚

Née à Calgary le 18 octobre 1929 🎂, Violet Pauline King grandit dans une famille issue de la communauté noire d’Amber Valley 🌾, composée de descendants de migrants afro-américains. Déjà brillante à l’école secondaire Crescent Heights 🏫, elle rêve de devenir avocate – un choix audacieux 💡 pour une jeune femme noire à l’époque. Elle le mentionnait déjà dans l’album de fin d’année!

Première femme noire avocate au Canada 🥇🇨🇦

En 1948, elle franchit une nouvelle étape et entre à l’Université de l’Alberta 🎓. Très vite, Violet se distingue par son leadership : elle rejoint le Blue Stocking Club, un groupe féministe inspiré de la société littéraire du même nom fondée en Angleterre au XVIIIᵉ siècle, puis devient vice-présidente de l’association étudiante. Elle représente également les étudiants de l’Alberta auprès de la Fédération nationale des étudiants universitaires du Canada, un rôle rare pour une femme à cette époque.

Curieuse et engagée, elle participe à la Conférence internationale des services étudiants à Hamilton en 1952, tout en occupant le rôle d’historienne de sa promotion. Pour financer ses études, elle enseigne le piano 🎶 — preuve de sa détermination à suivre sa voie sans jamais dépendre des autres.

Lors de la cérémonie annuelle du Colour Night, qui récompense les étudiants ayant marqué la vie universitaire, Violet reçoit la prestigieuse bague d’or “Executive A” 💍, symbole d’excellence et d’engagement. Seules quatre personnes sont honorées cette année-là : Violet King, Peter Lougheed (futur premier ministre de l’Alberta), Ivan Head (futur conseiller de Pierre Trudeau) et l’avocat Garth Fryett.

Un signe que déjà, à l’université, Violet King ne se contentait pas de suivre le mouvement : elle ouvrait la voie. 🌟En 1953, Violet King obtient son diplôme de droit 🎓 à l’Université de l’Alberta. L’année suivante, elle franchit une étape historique 📖 : elle devient la première femme noire admise au barreau en Alberta, et la première avocate noire au Canada ⚖️. Un exploit remarquable dans un contexte où la profession juridique restait largement masculine 👔 et marquée par les préjugés raciaux 🚫.

Une carrière entre justice et service public 🏛️👩🏾‍⚖️

À Calgary, elle exerce d’abord en droit pénal et en droit des successions 📂, plaidant même dans des affaires de meurtre 🔍 – un domaine rare pour une femme à cette époque. Rapidement, Violet King s’illustre par son professionnalisme ⭐ et son courage 💪🏾. Selon l’Encyclopédie canadienne, Violet King prononça un discours en 1955, lors d’un banquet de la sororité Beta Sigma Phi à Calgary. Elle y tint les propos suivants:

“It is too bad that a Japanese, Chinese or coloured girl has to outshine others to secure a position.” « C’est bien triste qu’une fille japonaise, chinoise ou de couleur doive surpasser les autres pour obtenir un poste. »

— Discours de 1955 🎤

Peu après, elle rejoint la fonction publique à Ottawa 🇨🇦 au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration 🛂. Plus tard, installée aux États-Unis 🇺🇸, elle poursuit sa carrière au YMCA, où elle devient la première femme à occuper un poste de direction au niveau national 🏆.

Un héritage durable 🌟📜

Violet King Henry meurt prématurément en 1982, à seulement 52 ans 🕊️, des suites d’un cancer. Mais son héritage n’a cessé de grandir au fil du temps ⏳.

  • Une place d’Edmonton porte désormais son nom, L’esplanade du Federal Building, offrant une vue sur l’Assemblée législative de l’Alberta, porte désormais un nouveau nom : la place Violet King Henry. 🏞️.
  • Une plaque commémorative a été installée devant sa maison d’enfance 🏠.
  • Le 18 octobre 2023, Google lui a consacré un Doodle 🎨 pour son 94ᵉ anniversaire.
  • Et surtout, son visage orne une immense fresque murale dans le quartier de Beltline 🖼️ (projet BUMP), œuvre de l’artiste Curtia Wright, qui célèbre sa mémoire.

Un symbole pour Calgary et au-delà 🌍✨

Violet King Henry ne figure pas sur un billet de banque canadien 💵 – contrairement, par exemple, à Viola Desmond. Mais pour beaucoup, son nom et son image sont déjà gravés dans l’histoire 📖.

Elle incarne le courage d’aller à contre-courant 🚶🏾‍♀️, la détermination de faire sa place dans un univers hostile 🧱, et l’espoir d’un avenir plus inclusif . Pour Calgary, elle est un symbole de fierté 🦬 et un rappel que la diversité est une richesse qui façonne l’identité de l’Alberta.

Conclusion 🖋️🌹

L’histoire de Violet King Henry est celle d’une pionnière 🚀 qui a ouvert des portes à des générations entières. Aujourd’hui, en marchant dans les rues du Beltline et en levant les yeux vers sa fresque 🎨, impossible de ne pas ressentir la force de son héritage 💖. Un héritage qui rappelle que chaque pas vers l’égalité compte 👣⚖️, et que certaines vies, même brèves, laissent une trace indélébile 🌟.

🏆 Spruce Meadows Masters : 50 ans d’élégance équestre à Calgary

Spruce Meadows Masters fête ses 50 ans à Calgary : présence de la Duchesse Sophie, Musical Ride de la RCMP, Nations’ Cup remportée par la Grande-Bretagne et Grand Prix Rolex d’exception. Un rendez-vous chic, accessible et vibrant de passion équestre. 🐎🇨🇦


Quand on pense à Calgary, on imagine souvent les bottes de cow-boys, les rodéos du Stampede et l’esprit western qui flotte dans l’air. Et pourtant, chaque année, la ville se transforme en capitale mondiale du saut d’obstacles, le temps des Spruce Meadows Masters 🐎.

En 2025, le site mythique a célébré son 50ᵉ anniversaire, un événement exceptionnel marqué par la présence de la Duchesse Sophie d’Édimbourg, marraine de l’évènement.
Une édition royale, vibrante et symbolique, où sport, élégance et fierté canadienne se sont donné rendez-vous au pied des Rocheuses.


🌿 Une légende née au cœur des Prairies

Tout commence en 1975, quand Marg et Ron Southern, un couple d’entrepreneurs visionnaires, fondent Spruce Meadows sur un ancien terrain agricole au sud de Calgary. Leur idée ? Créer un lieu de compétition capable de rivaliser avec les grandes arènes européennes, tout en incarnant l’esprit et l’hospitalité de l’Ouest canadien.

Cinquante ans plus tard, Spruce Meadows est devenu une institution mondiale du saut d’obstacles, accueillant chaque année plus de 500 chevaux, 1 000 cavaliers et des spectateurs venus de plus de 40 pays 🌍.

🟩 Le saviez-vous ?
Les Spruce Meadows Masters font partie du Rolex Grand Slam of Show Jumping, aux côtés d’Aix-la-Chapelle (Allemagne), Genève (Suisse) et Bois-le-Duc (Pays-Bas) — la plus haute distinction du monde équestre.


👑 Une édition royale pour les 50 ans

Difficile de rêver mieux pour ce jubilé : la Duchesse Sophie d’Édimbourg était à Calgary pour célébrer les 50 ans de Spruce Meadows.
Belle fille de la reine Elizabeth II, marraine de l’évènement, elle incarne la noblesse du sport équestre. Sa visite a conféré à cette édition un éclat particulier — un mélange rare de rigueur britannique et de chaleur canadienne.

Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont offert de grands moments d’émotion, notamment lors du BMO Nations’ Cup, où les équipes nationales ont rivalisé de maîtrise et d’élégance. Et comme chaque année, le CP International, présenté par Rolex, a tenu toutes ses promesses : un grand prix spectaculaire rassemblant les meilleurs cavaliers de la planète, dans une tension palpable jusqu’au dernier obstacle.

🐴 Moments forts 2025

  • Parade du 50ᵉ anniversaire, en présence de la princesse Anne
  • Retour du mythique Rolex Grand Slam of Show Jumping
  • BMO Nations’ Cup, épreuve par équipes aux couleurs du Canada
  • CP International presented by Rolex, le clou du week-end
  • Démonstrations et shows de la Gendarmerie royale du Canada (RCMP)

🎺 La RCMP, fierté nationale et symbole équestre

Impossible d’évoquer Spruce Meadows sans parler de la Royal Canadian Mounted Police (RCMP), la célèbre police montée canadienne 🇨🇦.
Présente depuis les débuts de la compétition, elle symbolise à la fois l’histoire, la rigueur et la beauté du travail équestre au Canada.

Chaque année, les spectateurs peuvent assister à la “Musical Ride”, une représentation spectaculaire où les cavaliers de la RCMP, en uniforme rouge et bottes noires, exécutent à cheval des figures parfaitement synchronisées sur fond musical.
C’est un moment à la fois solennel, poétique et impressionnant, qui incarne la discipline, la précision et le sens du devoir qui font la réputation de la police montée.

Lors de cette édition du cinquantenaire, leur présence a donné une tonalité presque historique à l’événement : entre saluts royaux, chorégraphies impeccables et présentation de leurs chevaux, la RCMP a rappelé que l’équitation fait partie de l’âme du Canada.

🟩 À ne pas manquer
La “Musical Ride” de la RCMP est l’un des moments les plus attendus des Masters. Entre musique, figures millimétrées et élégance en selle, elle symbolise à elle seule la grâce et la force du Canada. 🇨🇦🐎


🇬🇧 Le BMO Nations’ Cup : un samedi de sport et d’émotion

Nous avons eu la chance d’assister au BMO Nations’ Cup, l’avant-dernier jour de la compétition — sans doute l’un des moments les plus spectaculaires du week-end.
Le principe : une épreuve par équipes, où quatre cavaliers de chaque nation s’affrontent en saut d’obstacles. L’ambiance était électrique : les drapeaux flottaient, la foule vibrait à chaque franchissement réussi, et les encouragements fusaient dans toutes les langues.

Cette année, le dernier carré réunissait plusieurs grandes nations du saut : les États-Unis, la Belgique, l’Irlande, la Grande-Bretagne, le Brésil et d’autres équipes de très haut niveau. Après plusieurs manches pleines de suspense, c’est finalement la Grande-Bretagne 🇬🇧 qui s’est imposée, mettant fin à plusieurs décennies sans victoire à Calgary — et cela, devant la princesse Anne, membre de la famille royale britannique.

Une victoire particulièrement symbolique, saluée par des applaudissements nourris et une standing ovation.
Le public, très respectueux, s’est passionné du début à la fin, soutenant chaque cavalier avec la même ferveur. Même sans être un expert en saut d’obstacles, on se laisse totalement emporter par la beauté du geste, la complicité entre le cheval et son cavalier, et la tension de la compétition.

🟩 Esprit sportif
Ce qui frappe aux Masters, c’est le respect : celui du cheval, des concurrents et du public. À Spruce Meadows, la passion est universelle et se vit dans une atmosphère d’élégance et de fair-play.


🎩 Une élégance toute particulière

Aux Masters, l’œil ne se régale pas seulement des sauts d’obstacles : c’est aussi une célébration du style et du raffinement équestre.
Sous les pavillons, les maisons de prestige telles que Hermès, Longines, Rolex ou encore Lavazza sont présentes, aux côtés d’artisans et de marques locales.

Le public se balade entre les stands, savoure un cappuccino, découvre des selles ou bottes de collection, ou s’attarde sur les terrains d’entraînement pour admirer les chevaux.
Mais derrière ce décor soigné, on retrouve toujours la simplicité albertaine : un accueil chaleureux, des bénévoles passionnés et une ambiance résolument familiale.

🟩 Côté lifestyle
Le chic britannique rencontre l’authenticité canadienne : bottes cirées, chapeaux feutrés et sourires généreux. Aux Spruce Meadows Masters, l’élégance est un état d’esprit avant d’être une apparence.


🌸 Un événement d’élite… mais accessible à tous

Malgré son prestige, les Spruce Meadows Masters restent étonnamment accessibles.
Les billets sont abordables, les espaces verts accueillants, et chacun peut s’approcher des paddocks, observer les chevaux de près, ou simplement profiter d’une journée au grand air.

Entre les compétitions, les visiteurs peuvent assister à des démonstrations équestres, des performances musicales, des expositions d’art, et des animations pour enfants.
C’est une fête complète du cheval et de la culture canadienne, à seulement quelques minutes du centre-ville de Calgary.

🟩 À vivre absolument
Arriver tôt le matin, flâner dans les allées, sentir l’odeur du cuir et du foin, écouter les sabots résonner… et vibrer l’après-midi devant les obstacles du Grand Prix Rolex, sous un soleil albertain éclatant.


🇨🇦 Calgary, capitale équestre du Canada

Spruce Meadows n’aurait pas pu naître ailleurs.
L’Alberta entretient depuis toujours une relation intime avec le cheval — des ranchs de l’Ouest aux rodéos du Stampede, en passant par les concours d’élevage.
Le cheval est ici plus qu’un animal : c’est un symbole de liberté et de fierté.

Avec Spruce Meadows, Calgary prouve qu’elle peut conjuguer héritage et prestige, tradition et modernité. Ses installations sont mondialement reconnues, son public fidèle et son hospitalité exemplaire.

🟩 Fierté albertaine
Pour les Calgariens, Spruce Meadows est une institution, un symbole d’excellence et de passion. Une fierté locale qui rayonne bien au-delà des frontières du Canada.


✨ Note finale – L’élégance du saut d’obstacles made in Alberta

En célébrant ses 50 ans, Spruce Meadows a confirmé son statut unique : un lieu où la passion du cheval, la rigueur du sport et la chaleur humaine se rencontrent.

Entre la victoire britannique du BMO Nations’ Cup, les démonstrations de la RCMP, la présence royale et la ferveur d’un public venu du monde entier, les Masters 2025 resteront dans les mémoires.

Calgary y a brillé sous son meilleur jour : une ville élégante, ouverte, fière de ses traditions, mais résolument tournée vers le monde.

Calgary : des oeuvres à ciel ouvert 🎨✨

Calgary est un musée à ciel ouvert 🎨 : des fresques géantes, un jury qui sélectionne les artistes au printemps, des murs qui se renouvellent et des visites guidées gratuites (don à BUMP et tip bienvenus). Cap sur la Beltline avec le festival BUMP !

À Calgary, les murs deviennent des toiles géantes : fresques colorées, styles variés, histoires puissantes… Bienvenue dans un musée d’art à ciel ouvert !

Si tu te promènes dans Calgary, tu remarqueras vite que les murs de la ville ne sont pas comme ailleurs… Ici, ce sont de vraies toiles géantes 🖌️. Des fresques aux styles variés recouvrent façades, parkings et ruelles, et transforment la ville au fil des saisons.

Ce n’est pas un hasard : chaque année, un un jury par quartier se réunit au printemps pour sélectionner les artistes et attribuer les murs à peindre. Les créateurs retenus disposent ensuite de quelques semaines (maximum 3) pour réaliser leurs œuvres. Résultat : Calgary se réinvente sans cesse, et chaque balade réserve une nouvelle surprise.

💡 Le saviez-vous ? Le concours est ouvert à l’international 🌍 : des artistes de Calgary, du Canada et du monde entier postulent. La sélection se fait au printemps, puis les murs prennent vie pendant l’été, météo oblige. Il nous est arrivé durant notre visite, de croiser une artiste au travail, en plein e réalisation de son l’oeuvre. Nous avons pu échanger avec elle, sur son projet, le temps qu’elle mettrait, les techniques et le message de sa fresque. Elle a aussi pu nous parler des aléas d’une telle opération, la météo jouant un rôle important dans la réalisation de ces oeuvres murales. en l’occurence elle avait dû mettre en suspens son travail du fait de la pluie les jours précédents.

Le rôle des collectifs 🤝

Parmi eux, le plus connu est BUMP (Beltline Urban Murals Project), qui dynamise le quartier de la Beltline. Les thèmes sont aussi variés que l’imagination des artistes : abstraction, réalisme, portraits, messages engagés… tout est permis !

👉 Les murs appartiennent parfois à des particuliers: il faut donc leur accord pour accueillir une fresque. Une belle manière de mêler communauté, art et espace urbain.

Des œuvres qui racontent des histoires 💡

Certaines fresques portent une dimension mémorielle et sociale — comme le portrait d’une jeune femme autochtone près du Marriott Bonvoy, ou des figures marquantes de l’histoire locale. (un article dédié à Violet King Henry 😉 viendra.)

Une visite à ne pas manquer 🚶‍♀️🎧

Le mieux ? Découvrir ces murs grâce aux visites guidées gratuites organisées par BUMP. On y apprend qui a peint quoi, pourquoi ce mur et quelle symbolique se cache derrière les couleurs.

💡 Le saviez-vous ? Les visites sont gratuites, il faut s’inscrire en revanche pour y assister, mais tu peux faire un don à BUMP pour soutenir le projet — et un tip pour le guide est toujours apprécié 💵.

Comme les œuvres restent visibles seulement quelques années avant d’être remplacées, le paysage évolue constamment, en somme on a un musée… mais à ciel ouvert 🌆.

Pourquoi tu dois absolument aller voir ça 😍

  • Une énergie urbaine unique à Calgary
  • Des découvertes au coin de chaque rue
  • Une activité culturelle entre amis, en famille ou en solo 📸
  • Des photos incroyables pour Instagram 😉

Arly’s tip ✨ : Viens en été pendant le festival BUMP dans la Beltline — artistes en action, concerts et animations garantis !

🍂 L’automne en Alberta : entre traditions, nature flamboyante et premières neiges

L’automne en Alberta, c’est une saison assez intense : les forêts se parent d’or, les cafés sentent la cannelle, et la première neige s’invite parfois dès octobre. Entre Thanksgiving, Halloween, et le Remembrance Day, les traditions se succèdent, marquées par les parfums de potiron, les balades sous les peupliers dorés et les premières soirées cocooning. Une parenthèse lumineuse avant l’hiver canadien. 🍁

L’automne au Canada n’a rien d’un simple changement de saison : c’est une transition, un moment suspendu entre la lumière dorée de septembre et les premières neiges d’octobre ou novembre. En Alberta, cette période est courte, intense et profondément ancrée dans la culture locale.


🍁 Une saison de célébrations et de dates marquantes

L’automne ici, c’est aussi une succession de journées symboliques et festives :

  • 🧡 Truth and Reconciliation Day (30 septembre)
    Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, elle honore la mémoire des enfants autochtones envoyés dans les pensionnats canadiens et rend hommage aux survivants. On porte souvent un t-shirt orange (“Every Child Matters”), et des cérémonies commémoratives sont organisées un peu partout dans les villes.
  • 🦃 Thanksgiving canadien (deuxième lundi d’octobre)
    Moins commercial que son équivalent américain, le Thanksgiving canadien est avant tout un moment de gratitude et de partage en famille. La dinde rôtie, la purée de patates douces, la sauce aux canneberges et les tartes de saison (au potiron ou aux pacanes) sont les stars de la table.
    Cette année, la fête a eu une saveur particulière à Calgary : la première neige est tombée ce week-end-là ! ❄️ Les températures ont alors plongé, mais sans conséquence majeure — la neige n’a pas tenu, et rapidement, le temps est redevenu doux. Les matinées restent fraîches, parfois avec un ressenti en dessous de zéro, mais dans la journée, les températures remontent agréablement. Il suffit donc de bien s’équiper le matin (manteau léger, écharpe, bonnet si besoin) pour profiter du reste de la journée, souvent ensoleillée et tout à fait supportable.
  • 🎃 Halloween (31 octobre)
    Halloween reste une tradition bien vivante en Alberta, et notamment à Calgary. Le fameux trick or treat (la chasse aux bonbons) anime les quartiers résidentiels à la tombée du jour.
    Les plus jeunes commencent leur tournée vers 17h30-18h, souvent accompagnés de leurs parents, et vers 20h, ils sont rentrés, les poches pleines de friandises. Les adolescents, eux, sortent un peu plus tard, entre 18h et 21h, généralement entre amis.
    Les maisons décorées — citrouilles sculptées, ballons gonflables, toiles d’araignées, lumières oranges ou violettes — indiquent qu’on peut frapper à la porte. Pour ceux qui ne souhaitent pas être dérangés mais veulent participer, il est courant de laisser une grande coupe de bonbons sur le perron avec un petit mot : “Servez-vous, et laissez-en pour les autres !” 🎃
    C’est un moment de partage et de convivialité qui rapproche les voisins et illumine les rues, même dans le froid du soir.
  • 🌺 Remembrance Day (11 novembre)
    Le jour du Souvenir est une journée d’hommage profondément respectée au Canada. Chaque 11 novembre, le pays rend hommage aux soldats canadiens tombés au combat, en particulier durant la Première Guerre mondiale, mais aussi à tous les vétérans et militaires en service.
    On porte à la boutonnière un coquelicot rouge en signe de mémoire, et à 11h, une minute de silence est observée à travers tout le pays. C’est un jour férié dans plusieurs provinces, dont l’Alberta, et une date marquante qui clôt symboliquement l’automne avant l’arrivée de l’hiver.
  • ⏰ Le changement d’heure : quand les soirées raccourcissent
  • L’automne au Canada, c’est aussi le moment où l’on recule d’une heure. Chaque année, le premier dimanche de novembre, les Albertains passent à l’heure d’hiver (standard time). Concrètement, à 2 h du matin, on retarde les horloges d’une heure : il sera donc 1 h. Ce petit ajustement donne l’impression de “gagner” une heure de sommeil, mais il marque surtout le retour des soirées plus courtes et des journées qui s’assombrissent plus vite. À Calgary, cela signifie que le soleil se couche souvent dès 16 h 45 à la fin du mois de novembre, ce qui change le rythme de vie : on rallume les bougies, on prépare des plats réconfortants et on profite davantage de la maison. Les écoles, commerces et transports s’adaptent sans heurt, mais beaucoup d’habitants reconnaissent que cette période de transition demande un petit temps d’adaptation avant l’hiver.

💡 Le savais-tu ?
Lors du trick or treat, les enfants canadiens récoltent souvent des confiseries typiquement nord-américaines, parfois peu connues en Europe :

  • Tootsie Rolls – petits bonbons chocolatés à mâcher, entre caramel et fudge.
  • Starburst – carrés fruités ultra sucrés à la texture fondante.
  • Coffee Crisp – barre chocolatée au goût de café et de gaufrette, made in Canada.
  • Dots – gommes fruitées colorées très populaires depuis les années 60.
  • Skor et Crispy Crunch – barres croquantes au caramel et au chocolat typiquement canadiennes.

Ces marques font partie du patrimoine sucré local — et sont presque impossibles à éviter fin octobre ! 🍬

🏔️ Entre Calgary et les Rocheuses : deux visages de l’automne

À Calgary, les températures oscillent encore entre douceur et fraîcheur, mais il suffit de quitter la ville et de rouler une petite heure vers l’ouest pour sentir que l’hiver approche.
Du côté de Banff, Lake Louise ou Moraine Lake, la neige tient déjà au sol et les paysages se parent de leur manteau blanc. Là-bas, les montagnes enneigées contrastent avec les lacs turquoise encore visibles, créant une atmosphère féerique — comme si la saison d’hiver avait déjà pris de l’avance.

🌾 La nature se transforme

En Alberta, les peupliers et bouleaux se parent d’un jaune doré éclatant, contrastant avec les conifères toujours verts. Les Rocheuses deviennent spectaculaires avec leurs forêts aux teintes mordorées.
Mais cette beauté ne dure qu’un court moment : l’automne est une saison éclair, vite remplacée par les premiers flocons.

🥧 En cuisine : le retour des saveurs réconfortantes

L’automne signe le retour des plats mijotés et des arômes épicés. Dans les magasins, les étals se remplissent de courges, pommes, canneberges et potirons.
Les cafés lancent leurs boissons vedettes : pumpkin spice latte, apple cider chaud infusé aux épices ou chai latté.
Les foyers sentent la cannelle, la muscade et le clou de girofle.
Et on ressort les rouleaux à pâtisserie pour préparer tartes, biscuits et pains maison.

☕ À titre personnel, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le “Apple Cider” — un jus de pomme chaud, dans lequel on fait infuser un mélange d’épices (cannelle, anis étoilé, clou de girofle, muscade).
C’est un peu l’équivalent du vin chaud… mais sans alcool, réconfortant, délicieusement parfumé et parfait pour les après-midis frais d’automne.

🍴 À tester à la maison : deux tartes canadiennes incontournables

🥧 La Pumpkin Pie (tarte au potiron)

Une tarte moelleuse, délicatement parfumée aux épices d’automne, star des tables de Thanksgiving.

Ingrédients :

  • 1 pâte brisée prête à dérouler (ou maison)
  • 425 g (1 boîte) de purée de citrouille ou potiron
  • 2 gros œufs
  • 250 ml de lait évaporé (ou crème légère)
  • 150 g de sucre brun
  • 1 c. à café de cannelle moulue
  • ½ c. à café de gingembre moulu
  • ¼ c. à café de muscade moulue
  • ¼ c. à café de clou de girofle moulu
  • ½ c. à café de sel

Préparation :
1. Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
2. Foncer un moule à tarte de 23 cm avec la pâte brisée, la piquer à la fourchette.
3. Dans un grand bol, mélanger la purée de potiron, les œufs, le sucre, les épices, le sel et le lait évaporé.
4. Verser la préparation dans le fond de tarte.
5. Cuire pendant 45 à 55 minutes, jusqu’à ce qu’un couteau planté au centre ressorte propre.
6. Laisser refroidir complètement avant de servir, avec une cuillère de crème fouettée si désiré.

💡 Astuce : la tarte est encore meilleure le lendemain, bien froide !

🥧 La Pecan Pie (tarte aux pacanes)

Un grand classique des fêtes : croustillante, fondante et irrésistiblement caramélisée.

Ingrédients :

  • 1 pâte sablée prête à dérouler (ou maison)
  • 200 g de noix de pécan (environ 2 tasses)
  • 3 gros œufs
  • 150 g de sucre brun
  • 160 ml de sirop de maïs clair (ou sirop d’érable)
  • 60 g de beurre fondu
  • 1 c. à café d’extrait de vanille
  • ¼ c. à café de sel

Préparation :
1. Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
2. Foncer un moule à tarte avec la pâte sablée.
3. Disposer les noix de pécan dans le fond du moule.
4. Dans un saladier, battre les œufs avec le sucre, le sirop, le beurre fondu, la vanille et le sel.
5. Verser délicatement le mélange sur les noix.
6. Cuire 40 à 45 minutes, jusqu’à ce que la garniture soit prise et dorée.
7. Laisser tiédir avant de servir.

🍨 Servie tiède avec une boule de glace à la vanille, c’est un dessert à la fois fondant, croustillant et typiquement canadien ! 🇨🇦

🏡 Côté maison et déco

Les glacières et barbecues sont rangés, place aux plaids douillets, bougies parfumées et couronnes automnales.
Les magasins comme HomeSense ou Bath & Body Works débordent de senteurs “Pumpkin Vanilla”, “Sweater Weather” ou “Leaves”.
Jusqu’à récemment, l’ambiance était à Halloween : citrouilles, squelettes, fantômes et fragrances aux épices chaudes dominaient les rayons.
Mais en ce moment, la transition vers Noël est bien amorcée : les senteurs “Candy Cane”, “Peppermint” et “Vanilla Bean Noël” prennent le relais, plongeant la province dans l’esprit des fêtes.

🧣 Comment s’habiller ?

En Alberta, l’automne est la saison des superpositions intelligentes :
une couche légère (t-shirt ou chemise), un pull ou cardigan, une veste coupe-vent ou imperméable, et parfois déjà… un bonnet et des gants pour les matins frisquets !
Les bottes imperméables deviennent vite des alliées indispensables, surtout quand une petite chute de neige s’invite sans prévenir.


🕯️ En résumé

L’automne en Alberta, c’est un mélange de sérénité, de traditions et de préparatifs pour l’hiver. Une saison courte mais magique, où tout change : les paysages, les repas, les habits et même les odeurs dans l’air.
Entre la neige qui surprend, le cidre chaud aux épices, les balades sous les arbres dorés, les soirées Halloween en famille et le coquelicot du 11 novembre à la boutonnière, c’est une période à savourer pleinement. 🍁

Drumheller & le Musée Royal Tyrrell : voyage au cœur du temps ⏳🦖

À 1h30–2h de Calgary, Drumheller vous emmène au cœur des Badlands : paysages lunaires, hoodoos et le fabuleux Musée Royal Tyrrell. Dinosaures, fossiles uniques (Albertosaure, Borealopelta) et randonnées au Horseshoe Canyon : une sortie parfaite pour toute la famille.

À seulement 1h30–2h de Calgary, Drumheller vous plonge dans les Badlands de l’Alberta : paysages lunaires, fossiles de dinosaures et l’incontournable Musée Royal Tyrrell.

Où se trouve Drumheller par rapport à Calgary ? 🗺️

Drumheller se situe à environ 135 km au nord-est de Calgary (1h30 à 2h de route selon le trafic). On y accède principalement par la Highway 9, qui traverse progressivement les plaines avant de plonger dans les Badlands aux reliefs spectaculaires.

Le Musée Royal Tyrrell : le royaume des dinosaures 🦕

Véritable référence mondiale, le Royal Tyrrell Museum rassemble l’une des plus grandes collections de fossiles de dinosaures. Les expositions allient rigueur scientifique et pédagogie : squelettes complets, reconstitutions grandeur nature, dispositifs interactifs, ateliers et panneaux explicatifs clairs.
Résultat : un musée qui captive les enfants, les adultes et tous les passionnés d’histoire naturelle.

💡 Le saviez-vous ?
L’Albertosaure (Albertosaurus), littéralement « lézard de l’Alberta », est un grand théropode apparenté au T. rex. Découvert dans la province, il mesurait jusqu’à ~9 m et dominait l’écosystème local il y a ~70 millions d’années. C’est l’un des symboles paléontologiques de l’Alberta !

Drumheller au cœur des Badlands : un paysage unique 🌵☀️

Ici, l’érosion a sculpté des canyons, des buttes et des hoodoos (colonnes de roche coiffées) où les couches sédimentaires multicolores racontent des millions d’années d’histoire. C’est l’un des endroits les plus riches du pays pour la découverte de fossiles.

💡 Le saviez-vous ?
En Alberta, des chercheurs ont mis au jour le Borealopelta markmitchelli, un dinosaure cuirassé (nodosaure) exceptionnellement bien préservé : plaques d’armure intactes et traces de pigmentation de la peau ! Une fenêtre rare sur l’aspect réel de ces géants.

Conseils été (chaleur & peu d’ombre) : prévoyez beaucoup d’eau 💧, un chapeau/casquette 👒, des lunettes de soleil 🕶️, et de la crème solaire 🌞. Des chaussures fermées sont recommandées pour les sentiers poussiéreux.

Horseshoe Canyon : balcon sur un autre monde 🏜️

À l’approche de Drumheller, arrêtez-vous au Horseshoe Canyon. Depuis le belvédère, la vue embrasse un canyon en forme de fer à cheval : alternance de strates brunes, rouges et beiges, formes sculptées et silence minéral.

Envie d’explorer ? On peut descendre dans le canyon pour une randonnée au milieu d’un décor quasi lunaire. La remontée est un peu raide : partez tôt le matin ou en fin de journée, et gardez de l’eau pour le retour.

Pourquoi y aller ? 🤩

  • Un musée d’exception qui émerveille petits et grands ;
  • Des paysages uniques des Badlands, riches en fossiles ;
  • Une excursion facile depuis Calgary (aller-retour dans la journée) ;
  • Des spots photo spectaculaires 📸 (Horseshoe Canyon, hoodoos, points de vue).

Drumheller, c’est une visite et c’est aussi un voyage dans le temps, entre science, nature et émerveillement.

Astuce Arly in Calgary : combinez les points de vue extérieurs en fin matinée et le musée l’après midi(intérieur au frais). Et n’oubliez pas de vérifier la météo du jour !

Heritage Park à Calgary : plongez dans le Far West canadien au temps des pionniers 🤠🚂

Plongez dans le passé au Heritage Park de Calgary ! Costumes d’époque, artisans en action, locomotives à vapeur et brunch rétro vous attendent pour une immersion inoubliable dans l’Ouest canadien du XIXe siècle. À découvrir absolument !

Envie de voyager dans le temps sans quitter Calgary ? Direction Heritage Park Historical Village, un parc historique unique en Alberta qui vous transporte au cœur du Far West canadien du XIXe siècle. Situé au bord du réservoir Glenmore, ce musée à ciel ouvert vous fait revivre l’époque des cowboys et des locomotives à vapeur grâce à une immersion totale : bâtiments d’époque, personnages costumés, artisans au travail… Un incontournable à visiter en famille ou entre passionnés d’histoire !

Un village vivant du XIXe siècle

Immersion totale dès le début, on est accueilli par une ville reconstituée du Far West avec ses rues poussiéreuses et ses bâtiments d’époque parfaitement restaurés. Ici, pas de simples vitrines : certains commerces sont en activité ! On observe le maréchal-ferrant à l’œuvre, on entre dans le cabinet d’avocat comme en 1880, on jette un œil au pressing (sans machine à laver dernier cri, bien sûr !), et on s’imagine élève studieux dans une petite école d’antan.

Une immersion totale dans l’histoire

Le parc ne se limite pas aux vieilles bâtisses : il vit au rythme du passé. Costumes d’époque, démonstrations artisanales, fermiers, forgerons, commerçants d’autrefois qui échangent avec les visiteurs… Tout est fait pour un réalisme maximal. Et si vous souhaitez vous restaurer, c’est également possible dans des bâtiments style XIXe où l’on peut déjeuner ou prendre un café servi par du personnel en costume d’époque. Une vraie expérience !

Une balade au bord de l’eau… ou sur la glace

Heritage Park est situé au bord du réservoir Glenmore, une vaste étendue d’eau très appréciée à la belle saison. On peut même embarquer à bord d’un bateau à aube historique pour une mini-croisière pleine de charme ! Et l’hiver ? Le réservoir se fige, offrant un paysage glacé spectaculaire digne d’une carte postale. Un contraste notable qui donne encore plus de magie au lieu selon les saisons. 🚤❄️

Un lieu riche en découvertes

À proximité de l’entrée du parc, plusieurs bâtiments valent le détour :

  • Le Famous 5 Centre of Canadian Women : cette magnifique maison victorienne rend hommage à cinq femmes albertaines pionnières — Emily Murphy, Nellie McClung, Henrietta Muir Edwards, Louise McKinney et Irene Parlby — qui ont marqué l’histoire du Canada. Ce centre célèbre leur combat pour l’égalité des sexes, notamment la décision historique de 1929 reconnaissant les femmes comme « personnes » en droit canadien. Une visite inspirante et émouvante.
  • Une maison typique reconstituée, pour comprendre la vie quotidienne des familles au début du XXe siècle.
  • Un centre d’interprétation scientifique, qui mêle informations historiques et découvertes techniques de l’époque pionnière. Parfait pour les curieux de tout âge !

Pour petits et grands aventuriers

Ce n’est pas un hasard si le parc offre des summer camps, Heritage Park est aussi ludique qu’éducatif. Les plus jeunes adorent grimper dans les anciens wagons de train, s’amuser dans la mini-ferme ou encore faire un tour de manège d’époque en plein air. 🎠

Événements, concerts et moments festifs

En été, le parc propose également des concerts en plein air dans un décor bucolique, Pensez à emmener votre chaise pliante. Vous pouvez même y fêter un anniversaire ou organiser un événement privé : certaines salles du site sont disponibles à la location pour des occasions spéciales (réunions, mariages, soirées d’entreprise…). Heritage Park devient alors le théâtre de beaux souvenirs plus personnels. 🎶🎉

À ne pas manquer

  • La Gasoline Alley Museum : un musée fascinant dédié aux vieilles automobiles, aux anciennes stations-service et à l’histoire du transport dans l’Ouest canadien. 🚗⛽
  • Le brunch du dimanche de novembre à avril : installé dans un décor rétro dd gasoline alley, c’est une institution pour les gourmands en quête d’un repas copieux et savoureux. Pensez à réserver ! 🍽️ En été i se tient dans une des étables « barns » typiques du site.
  • La boutique souvenir : livres sur l’histoire de l’Ouest, déco vintage, glaces, bonbons, bougies locales, et même des ouvrages sur le légendaire John Ware, cowboy noir emblématique de l’Alberta. 📚🤠

Infos pratiques

  • 📍 Adresse : Heritage Park, 1900 Heritage Dr SW, Calgary, AB
  • ⏰ Horaires : variables selon la saison, à vérifier sur le site officiel
  • 🎟️ Tarifs : entrée payante, possibilité d’acheter un pass annuel
  • 🍽️ Restauration : plusieurs options sur place, des snacks aux repas complets, le tout dans une ambiance authentique

Que vous soyez un fan de westerns, un amoureux d’histoire, un parent à la recherche d’une sortie éducative ou un touriste curieux, Heritage Park est une expérience incontournable à Calgary. Alors, prêt à remonter le temps ? ✨