Violet King Henry : la première femme noire avocate en Alberta, une pionnière inscrite dans l’histoire ✨⚖️

Violet King Henry (1929-1982) fut la première femme noire avocate en Alberta et au Canada. Son parcours exceptionnel, ses combats contre les discriminations et son héritage sont aujourd’hui célébrés à Calgary, notamment par une fresque du projet BUMP dans le Beltline.

✨ Quand on traverse le quartier de Beltline à Calgary 🏙️, difficile de manquer son sourire franc et inspirant, peint sur un mur 🎨 par le collectif BUMP. Ce portrait monumental rend hommage à Violet King Henry, figure trop longtemps méconnue, qui a brisé des barrières et ouvert la voie 🚪✊ pour s’imposer dans un domaine où tout semblait lui être fermé : le droit.


Une enfance calgarienne 👧🏾📚

Née à Calgary le 18 octobre 1929 🎂, Violet Pauline King grandit dans une famille issue de la communauté noire d’Amber Valley 🌾, composée de descendants de migrants afro-américains. Déjà brillante à l’école secondaire Crescent Heights 🏫, elle rêve de devenir avocate – un choix audacieux 💡 pour une jeune femme noire à l’époque. Elle le mentionnait déjà dans l’album de fin d’année!

Première femme noire avocate au Canada 🥇🇨🇦

En 1948, elle franchit une nouvelle étape et entre à l’Université de l’Alberta 🎓. Très vite, Violet se distingue par son leadership : elle rejoint le Blue Stocking Club, un groupe féministe inspiré de la société littéraire du même nom fondée en Angleterre au XVIIIᵉ siècle, puis devient vice-présidente de l’association étudiante. Elle représente également les étudiants de l’Alberta auprès de la Fédération nationale des étudiants universitaires du Canada, un rôle rare pour une femme à cette époque.

Curieuse et engagée, elle participe à la Conférence internationale des services étudiants à Hamilton en 1952, tout en occupant le rôle d’historienne de sa promotion. Pour financer ses études, elle enseigne le piano 🎶 — preuve de sa détermination à suivre sa voie sans jamais dépendre des autres.

Lors de la cérémonie annuelle du Colour Night, qui récompense les étudiants ayant marqué la vie universitaire, Violet reçoit la prestigieuse bague d’or “Executive A” 💍, symbole d’excellence et d’engagement. Seules quatre personnes sont honorées cette année-là : Violet King, Peter Lougheed (futur premier ministre de l’Alberta), Ivan Head (futur conseiller de Pierre Trudeau) et l’avocat Garth Fryett.

Un signe que déjà, à l’université, Violet King ne se contentait pas de suivre le mouvement : elle ouvrait la voie. 🌟En 1953, Violet King obtient son diplôme de droit 🎓 à l’Université de l’Alberta. L’année suivante, elle franchit une étape historique 📖 : elle devient la première femme noire admise au barreau en Alberta, et la première avocate noire au Canada ⚖️. Un exploit remarquable dans un contexte où la profession juridique restait largement masculine 👔 et marquée par les préjugés raciaux 🚫.

Une carrière entre justice et service public 🏛️👩🏾‍⚖️

À Calgary, elle exerce d’abord en droit pénal et en droit des successions 📂, plaidant même dans des affaires de meurtre 🔍 – un domaine rare pour une femme à cette époque. Rapidement, Violet King s’illustre par son professionnalisme ⭐ et son courage 💪🏾. Selon l’Encyclopédie canadienne, Violet King prononça un discours en 1955, lors d’un banquet de la sororité Beta Sigma Phi à Calgary. Elle y tint les propos suivants:

“It is too bad that a Japanese, Chinese or coloured girl has to outshine others to secure a position.” « C’est bien triste qu’une fille japonaise, chinoise ou de couleur doive surpasser les autres pour obtenir un poste. »

— Discours de 1955 🎤

Peu après, elle rejoint la fonction publique à Ottawa 🇨🇦 au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration 🛂. Plus tard, installée aux États-Unis 🇺🇸, elle poursuit sa carrière au YMCA, où elle devient la première femme à occuper un poste de direction au niveau national 🏆.

Un héritage durable 🌟📜

Violet King Henry meurt prématurément en 1982, à seulement 52 ans 🕊️, des suites d’un cancer. Mais son héritage n’a cessé de grandir au fil du temps ⏳.

  • Une place d’Edmonton porte désormais son nom, L’esplanade du Federal Building, offrant une vue sur l’Assemblée législative de l’Alberta, porte désormais un nouveau nom : la place Violet King Henry. 🏞️.
  • Une plaque commémorative a été installée devant sa maison d’enfance 🏠.
  • Le 18 octobre 2023, Google lui a consacré un Doodle 🎨 pour son 94ᵉ anniversaire.
  • Et surtout, son visage orne une immense fresque murale dans le quartier de Beltline 🖼️ (projet BUMP), œuvre de l’artiste Curtia Wright, qui célèbre sa mémoire.

Un symbole pour Calgary et au-delà 🌍✨

Violet King Henry ne figure pas sur un billet de banque canadien 💵 – contrairement, par exemple, à Viola Desmond. Mais pour beaucoup, son nom et son image sont déjà gravés dans l’histoire 📖.

Elle incarne le courage d’aller à contre-courant 🚶🏾‍♀️, la détermination de faire sa place dans un univers hostile 🧱, et l’espoir d’un avenir plus inclusif . Pour Calgary, elle est un symbole de fierté 🦬 et un rappel que la diversité est une richesse qui façonne l’identité de l’Alberta.

Conclusion 🖋️🌹

L’histoire de Violet King Henry est celle d’une pionnière 🚀 qui a ouvert des portes à des générations entières. Aujourd’hui, en marchant dans les rues du Beltline et en levant les yeux vers sa fresque 🎨, impossible de ne pas ressentir la force de son héritage 💖. Un héritage qui rappelle que chaque pas vers l’égalité compte 👣⚖️, et que certaines vies, même brèves, laissent une trace indélébile 🌟.

Calgary : des oeuvres à ciel ouvert 🎨✨

Calgary est un musée à ciel ouvert 🎨 : des fresques géantes, un jury qui sélectionne les artistes au printemps, des murs qui se renouvellent et des visites guidées gratuites (don à BUMP et tip bienvenus). Cap sur la Beltline avec le festival BUMP !

À Calgary, les murs deviennent des toiles géantes : fresques colorées, styles variés, histoires puissantes… Bienvenue dans un musée d’art à ciel ouvert !

Si tu te promènes dans Calgary, tu remarqueras vite que les murs de la ville ne sont pas comme ailleurs… Ici, ce sont de vraies toiles géantes 🖌️. Des fresques aux styles variés recouvrent façades, parkings et ruelles, et transforment la ville au fil des saisons.

Ce n’est pas un hasard : chaque année, un un jury par quartier se réunit au printemps pour sélectionner les artistes et attribuer les murs à peindre. Les créateurs retenus disposent ensuite de quelques semaines (maximum 3) pour réaliser leurs œuvres. Résultat : Calgary se réinvente sans cesse, et chaque balade réserve une nouvelle surprise.

💡 Le saviez-vous ? Le concours est ouvert à l’international 🌍 : des artistes de Calgary, du Canada et du monde entier postulent. La sélection se fait au printemps, puis les murs prennent vie pendant l’été, météo oblige. Il nous est arrivé durant notre visite, de croiser une artiste au travail, en plein e réalisation de son l’oeuvre. Nous avons pu échanger avec elle, sur son projet, le temps qu’elle mettrait, les techniques et le message de sa fresque. Elle a aussi pu nous parler des aléas d’une telle opération, la météo jouant un rôle important dans la réalisation de ces oeuvres murales. en l’occurence elle avait dû mettre en suspens son travail du fait de la pluie les jours précédents.

Le rôle des collectifs 🤝

Parmi eux, le plus connu est BUMP (Beltline Urban Murals Project), qui dynamise le quartier de la Beltline. Les thèmes sont aussi variés que l’imagination des artistes : abstraction, réalisme, portraits, messages engagés… tout est permis !

👉 Les murs appartiennent parfois à des particuliers: il faut donc leur accord pour accueillir une fresque. Une belle manière de mêler communauté, art et espace urbain.

Des œuvres qui racontent des histoires 💡

Certaines fresques portent une dimension mémorielle et sociale — comme le portrait d’une jeune femme autochtone près du Marriott Bonvoy, ou des figures marquantes de l’histoire locale. (un article dédié à Violet King Henry 😉 viendra.)

Une visite à ne pas manquer 🚶‍♀️🎧

Le mieux ? Découvrir ces murs grâce aux visites guidées gratuites organisées par BUMP. On y apprend qui a peint quoi, pourquoi ce mur et quelle symbolique se cache derrière les couleurs.

💡 Le saviez-vous ? Les visites sont gratuites, il faut s’inscrire en revanche pour y assister, mais tu peux faire un don à BUMP pour soutenir le projet — et un tip pour le guide est toujours apprécié 💵.

Comme les œuvres restent visibles seulement quelques années avant d’être remplacées, le paysage évolue constamment, en somme on a un musée… mais à ciel ouvert 🌆.

Pourquoi tu dois absolument aller voir ça 😍

  • Une énergie urbaine unique à Calgary
  • Des découvertes au coin de chaque rue
  • Une activité culturelle entre amis, en famille ou en solo 📸
  • Des photos incroyables pour Instagram 😉

Arly’s tip ✨ : Viens en été pendant le festival BUMP dans la Beltline — artistes en action, concerts et animations garantis !